Une nouvelle énergie testée à Paris avec la CPCU

Une nouvelle énergie testée à Paris avec la CPCUExpérimenté pour la 1ère fois dans la capitale, un mode de chauffage écologique et innovant a été proposé à la Mairie de Paris par la Compagnie Parisienne de Chauffage Urbain (CPCU), associée à Lyonnaise des Eaux.
Ce système récupère la chaleur du réseau d’assainissement, la concentre via une pompe à chaleur, puis l’énergie est transmise au réseau habituel de chauffage du bâtiment (brevet LdE).
En toute sécurité, pas d’énergie fossile, pas de CO2 ! Cette énergie de récupération évite les émissions dues à l’utilisation d’énergies fossiles. Un groupe scolaire bénéficie de l’installation. Ce dispositif fait partie du Plan Climat de Paris pour développer les énergies renouvelables ; il est naturellement porté par CPCU.
Avril 2011
COMMUNIQUÉ DE PRESSE - Energies renouvelables : un groupe scolaire parisien chauffé grâce à la chaleur des égouts

Le maire de Paris, Bertrand Delanoë, a visité vendredi 1er avril en compagnie de Jérôme Tolot, membre du Comité exécutif de GDF SUEZ en charge de la branche Energie Services, le groupe scolaire Wattignies, où est mise en œuvre une expérimentation dans le cadre du Plan Climat de la Ville de Paris : le chauffage d’un bâtiment par la récupération de chaleur des égouts.
Cette installation, une première à Paris, est réalisée par la Compagnie Parisienne de Chauffage Urbain (CPCU) et Lyonnaise des Eaux pour le compte de la Ville de Paris. Solution urbaine innovante pour produire de la chaleur sans combustible fossile, elle s’inscrit dans les objectifs fixés par le Plan Climat de Paris d’atteindre 30% d’énergies renouvelables dans la consommation énergétique de la Ville d’ici 2020.
Pour le groupe scolaire Wattignies, cette énergie nouvelle permettra de couvrir plus de 70% des besoins annuels de chauffage de l’école et d’éviter ainsi l’émission de 76,3 tonnes de CO2 chaque année.
La mise en œuvre de cette solution innovante est le fruit d'une coopération étroite entre la direction de la propreté et de l’eau (DPE) de la Ville de Paris et deux entreprises : la Compagnie Parisienne de Chauffage Urbain (CPCU) et Lyonnaise des Eaux.
Le groupement CPCU/Lyonnaise des Eaux a réalisé et exploite l'équipement de récupération de chaleur sur eaux usées. Il s'appuie sur la technologie Degrés Bleus® (brevet Lyonnaise des Eaux). CPCU distribue cette chaleur au groupe scolaire Wattignies dans le cadre de sa concession de distribution de chaleur. Le groupement CPCU/Lyonnaise des Eaux a investi 400 000 € dans cette installation ; cet investissement est éligible à une aide du Fonds chaleur de l'ADEME.

Contacts presse
Ville de Paris - Damien Stéffan – 01 42 76 49 61 - service.presse@paris.fr
CPCU - Martine Cartier – 01 39 27 19 11 - martine.cartier@cartier-conseil.fr
Lyonnaise des Eaux - 01 58 81 23 23 - suez_env.pressoffice@suez-env.com

DOSSIER DE PRESSE - Energies renouvelables : un groupe scolaire parisien chauffé grâce à la chaleur des égouts

Paris expérimente une nouvelle énergie renouvelable, locale et décarbonée
La Ville de Paris présente un mode de chauffage qui utilise une nouvelle énergie : la récupération de la chaleur des eaux usées circulant dans le réseau d’assainissement.

Comment cela marche-t-il ?
L’activité humaine en ville est naturellement productrice de chaleur. A Paris, toute l’année, le réseau des égouts reçoit des eaux usées dont la température est suffisante pour pouvoir être récupérée et réutilisée.
Cette énergie est renouvelée : le rejet des eaux usées en égout est un phénomène permanent qui assure une source de chaleur quasi constante.
En effet, les eaux usées qui coulent dans les égouts sont toute l’année à une température située entre 12°C et 20°C selon le moment de la journée et les saisons.

Elles proviennent en partie des appareils électro-ménagers (lave-vaisselle et lave-linge) qui utilisent de l’eau portée à haute température. Quand l’eau est évacuée, elle conserve une partie de sa chaleur.
Le fonctionnement est assez simple. Il s’appuie sur la technologie Degrés Bleus® (brevet Lyonnaise des Eaux). Le système peut être installé dans des égouts qui ont assez de débit pour permettre la récupération thermique. L’efficacité du dispositif dépend en effet du débit des eaux usées qui doit être suffisant pour assurer une température constante. On estime que les eaux usées produites par 100 habitants permettent de chauffer 10 habitants.
La récupération des calories s’effectue par le passage des eaux sur la surface d’une plaque métallique posée dans la partie en contact avec l’eau. Cette plaque d’inox intègre des tuyaux parcourus par un fluide caloporteur (eau glycolée). Le fluide circule en boucle fermée à l’intérieur des échangeurs.
Réchauffé au contact du métal, ce fluide alimente ensuite une pompe à chaleur* qui va concentrer les calories, jusqu’à une température de 60°C. Cette chaleur est alors transmise au réseau habituel de chauffage de l’école.
* Une pompe à chaleur (PAC) est un dispositif qui extrait et concentre l'énergie (chaleur) contenue dans un milieu froid. Elle rend ensuite cette chaleur disponible pour les besoins de chauffage. Pour y parvenir, la PAC consomme elle-même de l'énergie, généralement de l'électricité. L'intérêt de la PAC est qu'elle consomme trois fois moins d'électricité qu'un chauffage électrique pour parvenir à la même température.

Sans danger, sans pollution, sans nuisance
Ce procédé est très sûr et non polluant. Il ne demande aucune combustion (ni flamme, ni produit inflammable). Il assure uniquement la transmission de la chaleur, pas celle des odeurs, car les trois flux sont physiquement séparés.
Ce système de récupération de chaleur peut être mis en place dans certaines zones, comme les grands ensembles de bâtiments (écoles, complexes sportifs, bâtiments administratifs …) ou dans des quartiers à forte consommation de chaleur.
Le bâtiment à chauffer doit être proche de l’égout (500 mètres maximum) pour éviter les déperditions d’énergie.

Une première dans un groupe scolaire

Le site retenu pour cette expérience proposée par le groupement CPCU/Lyonnaise des Eaux est le groupe scolaire Wattignies dans le XIIème arrondissement.
L’école a été équipée d’une pompe à chaleur et 60 mètres d’échangeurs ont été installés dans le collecteur des Coteaux. Le collecteur, qui est un égout de grande dimension, assure le débit nécessaire.
Cette énergie nouvelle permettra de couvrir plus de 70% des besoins annuels de chauffage de l’école et d’éviter ainsi chaque année l’émission de 76,3 tonnes de CO2.

Plan Climat de Paris, vers le facteur 4
Depuis 2007, la Ville de Paris s'est dotée d'un Plan Climat, stratégie globale de réduction des émissions de gaz à effet de serre. Un des axes principaux de ce Plan est le développement des énergies renouvelables. A horizon 2020, la Ville se fixe comme objectif d’atteindre une part de 30% d’énergies renouvelables dans sa consommation.
Le Plan Climat de Paris s’appuie sur la démarche de « facteur 4 » qui doit conduire à une division par 4 des émissions de gaz à effet de serre (GES) avant 2050 par rapport à 2004.
Paris a décidé d’aller plus loin que les objectifs européens et nationaux et de réduire d’ici 2020 de 30% les émissions de GES de l’administration et de 25% celles dues aux activités situées sur son territoire.
Pour y parvenir, il faut non seulement améliorer l’efficacité énergétique, mais aussi exploiter toutes les potentialités de développement des énergies renouvelables.

Utiliser les énergies naturelles de la ville
Dans des agglomérations comme Paris, les énergies générées par l’activité humaine peuvent être récupérées. CPCU est un opérateur public engagé de longue date dans l’utilisation des énergies de récupération.
Le réseau de chaleur de CPCU (440 km de canalisations sous la ville) est approvisionné, à hauteur de 40% de ses besoins, par la valorisation énergétique des déchets ménagers qui ne sont pas recyclables. Les réseaux de chaleur comptent parmi les leviers les plus efficaces pour mutualiser et assurer le partage des énergies renouvelables et de récupération (enR&R).
Cette nouvelle solution de récupération augmente l’efficacité énergétique et limite le recours à des combustibles fossiles provenant de pays très éloignés.
Elle contribue à augmenter l’indépendance énergétique de la région. L’Ile-de-France ne produit encore que 10% de l’énergie dont elle a besoin.

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